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dimanche 17 décembre 2006

Bis repetita ...


On reprend les mêmes et on recommence.
Mardi soir dernier avait lieu les conseils de classe des 4e, et donc entre autre celui des 4A. Il en est ressorti que de l'avis général, l'ambiance dans la classe pourrait être bien meilleure que ce qu'elle est actuellement - en plus ils ne sont que 19, c'est la classe la moins chargée de toutes -, plombée par deux élèves en particulier, et que de manière générale, les leçons n'étaient pas apprises, et ce quelles que soient les matières.
J'en avais moi-même fait l'expérience il n'y a pas si longtemps que ça, et je pensais que la leçon - c'est le cas de le dire - porterait au moins quelques temps.
Mais c'était sans compter sur cette fantastique prédisposition à l'inconcscience, frôlant voir dépassant pour l'occasion la stupidité, des élèves.

Vendredi matin, je sors donc un petit contrôle rapide de 15 minutes sur le chapitre étudié actuellement, et les multiples 'on comprend rien', ' on a pas vu ça dans le leçon' à la découverte du sujet commençaient déjà à me donner des idées qu'ils pourraient regretter par la suite. Accordons-leur toutefois qu'effectivement ce n'était pas exactement 'dans la leçon' puisque l'exercice en question du contrôle était à quelques détails près un exercice corrigé en classe la séance précédente. Bref...

Le contrôle se termine tant bien que mal - et même plutôt mal pour certains - et on passe à la correction d'exercices portant sur la leçon que nous avions faite le jeudi: mise en place de l'exercice, explication de la figure, de la question, et la question piège arrive: rappeler la définition écrite dans la leçon la veille.
*oups*
Le nombre de mains levées n'ayant que très peu bougé après ma question et après "il serait dans votre intérêt de me répondre tout de suite, que je ne sois pas obligé de vérifier de façon collective" - enfin je dis très peu mais il a quand même doublé, on est passé de deux mains levées à quatre - ils ont donc sorti une feuille, et ont dû me réécrire la définition, la propriété et la méthode de construction des tangentes à un cercle, qui était donc la leçon de la veille, et à apprendre pour ce jour.

Bilan: la moyenne est d'environ 7/20.
Je sens en plus que je suis bien parti pour refaire la même chose avec les 4B demain matin, ça dépendra de comment va se passer la correction des exercices mais ça devrait être 'intéressant' aussi...

jeudi 14 décembre 2006

Au revoir et merci (ou pas)


Juste une petite note pour vous annoncer le départ d'E. qui nous a définitivement quitté vendredi soir dernier, par décision du conseil de discipline.
Bon courage, donc, à ceux qui vont le récupérer, en espérant qu'ils puissent en faire quelque chose, puisque de toute façon, les profs d'ici, nous ne sommes que des m*****, d'après sa génitrice (je m'excuse pour le terme mais je ne fais que retranscrire textuellement les paroles de la-dite mère; en tous cas nous aussi on a bien apprécié la comparaison).

Je savais jusque-là que son fils était capable de n'importe quoi, j'ai maintenant en plus la preuve que la mère peut écrire n'importe quoi, depuis que j'ai entendu sa prose de deux pages et demi sur la raison de son absence, et donc aussi de son fils, au conseil de discipline.
Je ne parlerai pas en détail du contenu de cette lettre, secret du conseil oblige - et décence aussi pour le coup - mais elle valait son pesant de cacahuètes. Le record de clichés/inepties/phrases toutes faite/citations-qui-font-bien-et-donnent-un-semblant-de-sérieux au cm² a certainement été pulvérisé, mais malheureusement aucun juge officiel du Guiness Book n'était présent dans le coin ce soir là.

En substance, son enfant n'est finalement qu'une pauvre victime maltraitée de tous, et surtout par nous, qui n'avons pas su le comprendre et l'aider. Là où elle se trompe, c'est que nous sommes tous d'accord avec elle pour dire que c'est une victime, et qu'il souffre, mais simplement nous n'avons pas la même idée sur l'identité du coupable...

Il ne reste plus qu'à régler le cas C. une fois pour toute, car oui, elle continue malgré tout à faire des siennes, plus que jamais.
Le conseil de classe ce soir devrait à ce propos être un bon moment, mais j'aurai l'occasion d'y revenir dans quelques temps.



Allez, plus qu'une semaine et demi, et c'est les vacances...

vendredi 1 décembre 2006

Jamais deux sans trois ...


S'il n'y avait pas les conseils de classe qui approchaient - ce qui sous-entend remplir les bulletins, rester jusqu'à 21h le soir pour finir les conseils... - cette semaine aurait pu être presque parfaite.. disons, au moins 'normale'.
En effet, en arrivant lundi matin en salle des profs, deux bonnes nouvelles nous attendaient sous la forme de deux lignes juste en dessous de "27/11 - 1/12" et avant "Lundi 27":
E.: mesure conservatoire jusqu'au 8/12
D.: en stage une semaine
Je ne crois pas avoir déjà explicitement parlé de D., élève de 4e qui a réussi ce trimestre l'exploit incroyable - à juste titre - d'avoir 0,73/20 de moyenne. En même temps, il n'a eu que trois semaines de 5e, est passé en 4e à la demande des parents - 5e et 4e constituant un cycle, le passage ou le redoublement à l'intérieur de celui-ci se décide en dernier mot par les parents - et le but avoué était textuellement de le réapprivoiser à l'école: faire en sorte qu'il vienne à l'école la journée, ait un minimum ses affaires et soit capable de rester dans la classe normalement comme les autres. De ce côté là on a quasiment réussi; pour ce qui des résultats... joker.

Il n'empeche que quand il n'est pas là l'ambiance n'est pas la même au sein de la classe, et une petite semaine de repos parce qu'il est en stage, c'est toujours bon à prendre.
Nous n'avons pas eu de retour pour l'instant du -dit stage, ce qui pourrait vouloir dire qu'en plus le stage se passe relativement bien.

Mais le plus beau reste encore ce 'mesure conservatoire jusqu'au 8' qui concerne ce cher E. Ce cher petit a en effet remis le couvert et à recommencer ce qu'il fait apparemment de mieux: jouer avec ses camarades au punching-ball. Mais attention l'excuse est toujours aussi valable - en fait elle n'a même pas changée : on l'avait bousculé. Personne ne l'avait vu faire, ce sont les gouttes de sang par terre devant le gymnase qui ont mis la puce à l'oreille sur ce qui s'était passé - lui s'étant contenté de mettre son poing dans un nez.

Il l'avait déjà fait une fois en septembre - exclu un jour - une deuxième fois en octobre - exclu une semaine - et il a remis ça en novembre (On peut tout de même lui reconnaître un certain esprit d'organisation et de méthode)
Il s'est donc bien évidemment retrouvé exclu et cette fois jusqu'au 8 décembre, qui correspond à la date de son conseil de discipline - où je serai à titre consultatif, et ça promet de grands moments.
Notons au passage que la seul personne qui a trouvé à redire à cette mesure, c'est justement C. qui a trouvé qu'"on" y était allé un peu fort avec lui en le faisant passer en conseil de discipline. Elle, elle commencerait à avoir peur que ça lui arrive plus vite qu'elle ne pense qu'elle réagirait pas autrement...

Et elle ferait bien de se méfier parce qu'elle commence à agacer au plus haut point plusieurs autres profs. Avec moi ça faisait un petit moment mais maintenant c'est aussi avec le prof de physique qui voudrait bien faire une incrustation dans le mur de sa tête - et réciproquement - et la prof d'histoire-géo qui ne lui colle pas une bonne claque que parce qu'elle a des problème de vue et que de toute façon à deux ans de la retraite elle ne risque pas grand chose. J'ai moi-même eu ma période où je devais poser les feutres avant de lui adresser la parole parce que sinon je sentai qu'un mouvement de rotation incontrôlé de mon bras allait avoir pour conséquence la rencontre douloureuse d'un feutre pour tableau blanc et de sa tête...

Les élèves peuvent d'ailleurs remercier ceux qui décident de l'équipement des établissements scolaires et qui ne mettent plus maintenant que des tableaux blancs, et plus de tableaux noirs à craies. Il est en effet déjà arrivé que certains élèves particulièrement plongés dans un exercice soient subitement réveillés par une craie atterrissant de façon impromptu sur leur table - ou ailleurs, tout dépendait comment je visais.
Mais maintenant, tirer sur, et en cloche, avec un feutre risque d'être légérement plus hasardeux et risqué qu'avec un morceau de craie.

Bref, encore un jour à profiter d'un calme relatif et la semaine prochaine, on commence les conseils de classe, ce qui risque d'être plutôt intéressant aussi...