mercredi 28 mars 2007
Voici revenu le temps heureux des conseils de classe, où l'on commence à 17h pour finir à 20h45 les trois conseils de classe de 4e. J'ai de la chance je n'ai que deux quatrièmes sur trois, mais c'est evidemment les deux classes qui ouvrent et ferment les conseils de classe.
Nous voila donc tous autour de la table, la chef en bout, et les délégués parents et élèves avec nous.
Mais si on voyait les conseils arriver du côté 'profs' - arrêt des notes, remises des disquettes au secrétariat, bulletin et appréciation à remplir - il n'en a pas été de même du côté 'élèves'. Si à une époque l'approche des conseils de classe rendait une classe globalement attentive - en tout cas plus que les jours précédents - dans l'espoir rarement atteint d'influencer les profs, ce n'est plus le cas maintenant, en tout cas pas avec nos classes.
J'ai eu le malheur de le faire remarquer à une des classes, il m'a été répondu, le plus naturellement du monde: "de toute façon, au moint où on en est ..."
Bref passons...
Mais le conseil de classe, c'est aussi le moment de découvrir les moyennes des élèves dans les autres matières, et de se rendre compte que finalement en maths et en sciences physiques (ou séances physiques comme je l'ai déjà vu sur un carnet de liaison), les moyennes sont dans l'ensemble semblables - j'ai pas dit qu'elles étaient bonnes, fauit pas exagérer, j'ai dit qu'elles se tenaient.
Et après la rapide présentation/bilan de la classe, vient le cas par cas. C'est le moment de lancer les petites phrases assassines.
Comme par exemple, à propos d'une élève qui souffle à chaque remarque qu'on peut lui faire, lancer un
"Soit elle change de comportement, soit j'installes un éolienne devant elle, au moins elle servira à quelque chose, on fera des économies."
Oui bon j'avoue c'est moi qui est dit ça, mais j'en ai pas eu l'écho dans la classe aujourdh'ui, si ce n'est que l'élève en question n'a pas du rouspéter pour une fois.
Viens enfin le moment où les délégués prennent la parole pour nous faire part des commentaires des élèves, et certains ont osé le "on a trop de travail".
Evidemment ca n'est pas passé et les choses ont été remises au clair à ce niveau-là - de toute façon c'est toujours ceux qui ne font pas le boulot qui trouvent qu'il y en a trop, les autres bizarrement, arrivent à le faire, et trouvent ensuite le temps pour d'autres activités...
Reste encore à passer les conseils de classe de 5e, qui pourraient là encore réserver quelques surprises et de bons moment en perspective.
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jeudi 22 mars 2007
Ce matin avait lieu une formation d'une demi-journée sur le thème de l'Attestation Scolaire de Sécurité Routière (ASSR pour les intimes - vous pouvez maintenant apprécier à sa juste valeur le fabuleux jeu de mot du titre). Étaient donc cordialement invités deux personnes par établissement concerné, en général des profs d'histoire-géo, des principaux, principaux adjoints, coordinateurs TICE (Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement).
Avant d'aller plus loin, petit rappel sur l'ASSR, pour ceux qui ne connaitraient pas. Elle se décompose en deux niveaux, ingénieusement intitulés ASSR1 et ASSR2, le premier niveau doit être passé en 5e - et fait parti du programme d'histoire-géo - et le second se passe en 3e.
L'ASSR1 est nécessaire pour le BSR (Brevet de Sécurité Routière qui se passe en auto-école et permet de faire n'importe quoi avec conduire un scooter. L'ASSR2 est obligatoire pour le permis de conduire. A cela se rajoute l'ASR (Attestation de Sécurité Routière) équivalente aux deux ASSR, pour les personnes qui n'ont pas passé celles-ci pendant leur scolarité et l'AER (Attestation d'Éducation Routière) pour les personnes déficientes visuelles qui ne peuvent donc pas passer les ASSR.
Nous voila donc, entourés de collègues, à cette formation ASSR - on ne nous en a pas dit plus sur le contenu, et plus que rien du tout, ca fait toujours pas grand chose. Finalement, la demi-journée s'est résumée à une présentation rapide du logiciel qui servirait à faire passer ASSR1,2,ASR,AER dans les collèges et lycées.
Là, les plus attentifs d'entre vous doivent se dire: "il nous dit que ca se passe en 5e et 3e et il se met à nous parler des lycées maintenant ?"
Oui, effectivement, puisque si les élèves ne réussissent pas à avoir leur ASSR, ils peuvent la repasser n'importe quand dans l'année, ou l'année suivante - et donc en seconde pour ceux qui n'ont pas eu l'ASSR2 en 3e.
Présentation du logiciel, disais-je avant d'être interrompu, et tout le reste du temps, explication de l'installation des différents logiciel nécessaires.
En effet cette année, ces attestations se dérouleront sur ordinateur, fini les casettes vidéos/DVD où les questions défilaient et il fallait cocher les bonnes réponses. Maintenant, chaque élève la passera sur un ordinateur, avec 20 questions tirées au sort sur 400 pour chacun, remontée des 'copies électroniques' - le terme est laché - à l'administration et finalement au ministère.
Tout cela suppose donc l'installation d'une application 'serveur' sur un serveur du collège, l'installation d'une application 'client' sur chaque ordinateur destiné aux élèves, et finalement une application 'administrative' pour l'administration justement. A tout cela se rajoute les clés de chiffrement transmise sous enveloppe sécurisée (du même type que celles qui contiennent les codes de carte bleue), mise en place d'un site et d'une adresse mail pour l'assistance ...
Finalement, entre les soufflements et grognements de mon voisin et néanmoins collègue - qui attendait avec impatience la fin de la formation et s'occupaient pendant ce temps en critiquant et soufflant à quasiment toutes les phrases - et les "c'était mieux avant" de certains collègues, l'exclamation qui revenait souvent était "Tout ça pour ça ?"
Cela pourrait effectivement paraître de bien grandes installations - et problèmes qui vont avec - pour finalement pas grand chose. Mais à travers cette ASSR électronique, c'est bien plus qui s'annonce. Le terme 'copie électronique' n'est pas ici anodin puisque ce qui se profile derrière tout ça n'est ni plus ni moins que les examens par voie électronique. Cette première utilisation de 'copies électroniques' cryptées et sécurisées ne sera certainement pas la dernière puisqu'à terme, c'est certainement le brevet, le bac, ... qui finiront ainsi.
Nous n'y sommes certes pas encore, mais le premier pas est fait.Il n'y a plus qu'à attendre les suivants.
Ah oui, dernier détail, tout cela doit être fait par le coordinateur TICE de l'établissement, seul petit problème, nous n'en avons pas. Question à 0,34€: qui, à votre avis, va se retrouver à mettre tout cela en place ? ...
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jeudi 15 mars 2007
Voilà c'est fait, lundi était le jour de la rentrée. Deux semaines sans voir les élèves...
Et pourtant il s'en est passé des choses pendant ces vacances: vitres cassées, grillage aplati, déchets en vrac devant les portes des cuisines, détecteur volatilisé ... Evidemment, les coupables ont été vite identifiés par la gendarmerie qui a été appelée pour constater les faits, et recevoir la plainte de la chef à ce sujet.
Car cela aurait été nettement moins drôle si elle ne les avait pas pris sur le fait: arrivant sur le parking du collège dans une voiture qui n'était pas la sienne - réparations obligent - les élèves ne se sont pas méfier jusqu'à ce qu'elle sorte de la voiture et qu'ils la reconnaissent alors.
Ils ont alors détalés avec la même précipitation que des savonnettes qu'on essaye d'attraper dans la baignoire - certains perdant cependant de précieuses secondes en devant d'abord sortir des conteneurs à poubelles. Mais bon, pour sa défense, il était pas dedans pour se cacher ni pour faire des aneries, il cherchait simplement son écharpe...
Heureusement finalement que la chef était arrivée, elle a pu l'aider à la retrouver: imaginez le pauvre enfant, paniqué à l'idée d'avoir perdu son écharpe alors qu'il avait oublié qu'il l'avait autour de son cou, ce que lui fit fort amicalement remarqué la chef.
Non, les élèves ne nous prennent pas pour des imbéciles, je ne vois pas du tout ce qui vous fait croire ça...
Sur ces entrefaits, certains avaient tout de même réussi à se sauver, tandis que d'autres étaient resté suffisament proches pour pouvoir se faire interroger par la gendarmerie. Et comme un travail d'équipe est un travail d'équipe, ils se sont empressés de donner les noms de leurs autres compères qui avaient déjà disparu.
Affaire à suivre, donc ...
Un autre fait marquant s'est également produit pendant les vacances, avec l'arrivée au collège d'un fax d'une mère d'élève, se plaignant qu'une prof d'allemand harcelait son fils (ce sont les termes exacts). Il n'a jamais rien fait, et tout le monde lui en veut le pauvre, et particulièrement la prof d'allemand visiblement.
Pour situer un peu le personnage, que nous appellerons T., j'avais déjà eu l'occasion de me prendre la tête avec lui, qui s'est terminé par une exclusion du cours au bout de 5 minutes. il faut dire que je l'avais sans doute cherché, j'avais eu le malheur de lui demander de changer de place. Il est ensuite revenu en fin d'heure s'excuser, qu'il s'était emporté, mais qu'il n'y pouvait rien, il fallait qu'il prenne des médicaments - ce qui, après vérification auprès de la mère, via la chef, s'est évidemment avéré faux.
Mais je pense pouvoir m'estimer heureux, il est venu s'excuser auprès de moi alors qu'il avait dit de la prof d'allemand qu'il allait lui envoyer une chaise dans la figure.
Il m'avait également dit qu'il tenait de source sûr - "on m'a dit" - que les prof s'étaient ligué contre lui et faisaient exprès d'en avoir après lui. Effectivement, le fait qu'il discute tout le temps, dise qu'il ne faisait rien alors que cela fait 10 secondes qu'on le regarde discuter, dessine au lieu de prendre les cours, attend bêtement les corrections au lieu de chercher un minimum, n'y est pour rien, c'est uniquement gratuitement que les profs en ont après lui.
Enfin, je ne sais pas s'il est utile de préciser, mais il était évidemment dans la bande des 'casseurs' des vacances.
Pour l'anecdote, c'est aussi lui qui, recevant un SMS en plein cours, a eu l'aplomb de dire que c'était sa grand mère mourante qui le lui avait envoyé.
Oh le beau cas...
Bref, voilà donc une rentrée qui commence sur les chapeaux de roues et qui promet de bons moments, surtout à l'approche des conseils de classe.
- Mais j'ai rien fait!
- c'est bien ça le problème ...
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