200km par jour, ça use, ça use ...
Voilà donc deux semaines maintenant, et pour encore deux semaines et demi, que je suis en remplacement dans un autre collège.
Pour la petite histoire, le rectorat m'a depuis deux mois amputé mon salaire de plus de 1000€, et me 'demande' d'aller faire un remplacement à 200km aller-retour de mon établissement de rattachement, hors de ma zone de remplacement, comme si l'essence coulait à flot... Et oui, car je ne suis que TZR, un remplaçant, que l'on pourrait aussi appeler 'pion' dans le fabuleux langage du monde de l'Éducation Nationale.
J'ai donc une zone attribuée dans laquelle je peux être amené à remplacer des collègues qui seront absents plus de 15 jours (maladie longue durée, congé maternité ...). Et il y a deux semaines, on m'a donc demandé d'effectuer un remplacement hors de ma zone.
Bien sûr, je pouvais refuser, mais on m'a à demi-mot gentiment laissé entendre que c'était finalement plutôt déconseillé - à plus forte raison quand on est en début de carrière ...
Il ne reste plus qu'à appeler l'établissement pour prendre connaissance des classes, de l'emploi du temps, et récupérer le numéro de la collègue que je remplace, pour savoir où elle en est et ce qu'il reste à faire dans les programmes.
Me voilà donc en poste, et chargé de cinq classes: deux cinquièmes, deux quatrièmes, et une troisième. Et là, je dois bien avouer que si je n'ai pas toujours fini complétement les programmes les années passés, j'ai trouvé bien meilleur que moi: encore environ cinq chapitres à faire dans chaque niveau.
Et pour tout ça, je n'ai, non pas cinq semaines comme le laisse à penser le calendrier, mais grosso modo trois semaines et demi. En effet, cette semaine est une semaine de révision pour les troisième, ils n'ont donc que des cours de français, histoire-géo et maths. Les emplois du temps sont donc modifiés et je perds ainsi toute mes heures cette semaine avec une des classes de cinquième. Pour les troisième, inutile de dire qu'à partir de cette semaine, ils seront en révision, jusqu'au brevet, et qu'après on les reverra ... ou pas. Dans tous les cas, inutile de compter sur la dernière semaine, du 30 juin au 3 juillet, le brevet étant passé, les conseils de classe aussi, il ne faut pas espérer avoir des classes complètes.
Bref, niveau travail, ces semaines sont chargées.
Heureusement, j'ai aussi retrouvé un peu de normalité avec ces classes: ils lèvent la main pour demander s'il peuvent emprunter du blanc ou un stylo à leur voisin, et sont dans l'ensemble travailleurs: les cinquièmes sont gentils et dynamiques, les troisièmes endormis mais pour la plupart travailleurs, et ceux qui ne veulent pas travailler ne m'embêtent pas (mention spéciale à Sébastien, qui a passé une bonne partie de l'heure vendredi à rouler son pull en forme de fusil et tirer dans le mur ou dans la fenêtre avec).
Mais alors tout va bien ?
Non bien sûr, car si les 5e et les 3e sont des classes finalement agréables, les classes de 4e résistent encore et toujours au travail, avec quelques beaux spécimens pour qui le mot neurone ne sera jamais au pluriel. Étrangement, après 4h d'affilé de 4e le mardi après-midi, je dors plutôt bien ...






Commentaires
1. Le mardi 17 juin 2008 à 15:05, par krysalia
2. Le mardi 17 juin 2008 à 15:55, par ben
3. Le mardi 17 juin 2008 à 18:24, par tof
4. Le vendredi 20 juin 2008 à 19:35, par Jérôme
Ajouter un commentaire